mardi 1 juillet 2008

Le Lac Caché

3 jours de congés.
On s'est pas fait prier pour partir en camping.
On a décidé d'aller explorer les contrées cachées du lac caché, de son nom : Hidden Lake.
Il est pu ben ben "hidden" puisqu'on était pas les seuls à s'y être rendu pour le long week-end.
Y'avait même un bébé bien emmitoufflé dans un Rubber-Maid.
Y faut s'qui faut! Les enfants, faut pas que ça vous empêchent de voyager!

Il faisait vraiment beau et chaud. Un journée "parfaite" !
"muhahahaha, a rit le ciel, vous savez pas ce qui vous attends!!"
Non, on savait pas pentoute...
Avoir sû...
j's'rais sûrement aller pareil mais au moins j'aurais pas pu dire : Si j'avais sû!

Pas toujours façile les portages avec le canot. Un belle inclinaison, trop d'escaliers, 30 minutes à travers les mouches avec 55 lbs sur le dos. Ouach!
J'me demande encore comment y'ont fait avec le bébé dans le Rubber-Maid.

Un petite pause pour le lunch. Hidden Lake est rempli d'îles et de Baies.
L'eau est clair sans bon sens. Elle est même bleue verte parfois.
On peut voir 30 pieds dans le fond.



Des roches géantes sur les falaises menaçantes.
Rudy était plus game que moi.
J'ai pas voulu aller grimper... Ça peut faire des éboulis.


J'ai toujours trouvé que être sexy et présentable en camping était i-m-p-o-s-s-i-b-l-e.
Voilà la preuve. Il faudrait repenser le concept.
Pis ça, c'est avant que je mette mon bug jacket, mon extra fashion jacket tout fait de scring (capuchue comprise) pour que les mouche me laissent tranquille.
Elles m'ont quand même bouffée autour des yeux.

Voilà la merde.
Un orage de fou. Yellowknife à manqué 5 hrs d'électricité avant de se mettre à fonctionner sur les génératrices.
Pis nous autres? Ben on a survécu, bien sûr, bien caché dans notre tente, entre 50 arbres et en dessous de notre grosse bache de plastique bleue qu'on avait apporté pour l'occasion.
"Just in case"

Quand y'a fallu repartir, retraverser les 4 lacs, contre les vents, à travers les moutons blancs de vagues qui menaçaient à chaque fois de renverser notre canot dans l'eau glacée, j'ai pleuré.
J'vous aurait ben vu à ma place.
J'suis en avant moi dans le canot, c'est moi qui fallait qui pagaie le plus fort.

Faire 4 portages dans la pluie, le froid et les mouches, devoir m'arrêter pendant une heure devant un lac trop en furie et me cacher sous le canot pour ne pas me congeler par la pluie froide, ce fût vraiment pour moi un moment de détresse. Je me disais qu'on allait devoir camper là, à deux lacs de notre but, monter la tente dans la pluie, mouiller nos sleeping bags, se geler et pas être capable de bouffer donc avoir encore plus froid...

Mais non.
"Il est pas question qu'on reste ici Mylène, prend tes affaires pis met-les dans le canot"
J'aurais pas été game de le dire, mais ça me prenait juste ça. Sauf que j'avais tellement peur. Moi pis mon éternelle phobie de me noyer...

Ben on est partit, contre courant mesdames et messieurs, dans la pluie et le vent, en canot. On a traversé les deux lacs en criant pour ramer tellement que c'était dure de pas se faire chavirer. Une chance qu'on s'aime nous deux. C'est ça qui nous a fait traverser. Rendu en bord du bord tellement proche du char, je pleurais encore. Oui, je sais, je suis vraiment braillarde. Mais on a eu peur. Si on chavirait, c'est clair que l'eau allait nous geler! C'est l'été, mais l'eau ça y prend du temps à se réchauffer parce que la glace est encore là en juin.

Pis là je suis chez nous, aujourd'hui j'ai été à la parade de la Fête du Canada au gros soleil et ce soir je vais voir le show de Francoforce avec Antoine Grattoine en tête d'affiche. On es-tu ben?!

"Sorry old friend but I got to go!"

Bonne Fête Canada :-)

Il fait beau et chaud au Nord du 60e parallèle :-)
Joyeuse Fête du Canada!


Geneviève, le plus beau Vincent et Émilie (cachée dans le bedon de maman) : fans des Canadiens


Diane l'artiste peintre francophone préférée des Yellowknifois a fait de la peinture en direct tout le long de la parade.


Les jolies dames ("on est les filles du Roy nou'z'autres" qu'a crié Doris), Doris et Françine. Le thème de notre char allégorique : 400e de Québec. On s'habille en ancien temps!

L'art est une ressource renouvelable. Diane et son joli costume de corbeau.

lundi 26 mai 2008

Canot Camping

Petit trip de week-end en canot.
Beau soleil.
Belle faune.
Belle vie.










mardi 20 mai 2008

Tanya Tagaq

Je croyais avoir déjà vu des affaires fuckées dans ma vie...
Mais je me suis rendue compte, après le show de Tanya Tagaq, que j'avais jamais rien vu d'aussi spécial que ça.

Chanteuse de gorge contemporaine (throat singer), elle a chanté entre-autre avec Bjork et a même enregistrer sur un de ses albums. Je me suis dit : Ha ben! c'est pas n'importe qui! Allons voir ça! Ça doit être bon, j'aime bien Bjork.

Ayoye... Je m'attendais tellement pas à ça.

Le throat singing c'est un jeu inuit.
C'est un jeu. C'est pas supposé faire mal.
Le premier qui fait rire l'autre gagne.



Tanya Tagaq en a fait son art.
Accompagnée d'une violoncelliste et d'un mec à la table tournante, elle produit une musique incroyablement violente.
Y'avait rien à voir avec les vidéos sur Youtube que j'avais trouvé.

Depuis la pièce de danse contemporaine La pornographie des âmes, j'avais jamais vécu quelque chose d'aussi violent.
Si je m'étais écouté, je serais partie pendant la première chanson.
Une toune acapaella qui m'a fait brailler de douleur.
Ma gorge piquait. Pis je savais même pas pourquoi je pleurais. Mais je savais que ça me faisait mal.

C'est difficile à expliquer ce que j'ai ressentie, ce qu'on ressent, quand on va voir un show de Tanya Tagaq.
Elle est d'une beauté incroyable, elle dégage de son aura gigantesque, elle utilise toute l'espace autour d'elle.
Elle semblait cracher tout le passé de ses ancêtres inuit. Leurs souffrances. C'était tellement violent...
Le "throat singing" c'est un son tellement gutural, tellement vrai, tellement inconnu. Un son qui vient te chercher dans la profondeur de tes trippes.
"C'est le son que la douleur extrême" que quelqu'un m'a dit.
Ouais, ça je l'ai sentie en tout cas...




Je persiste à dire que je retournerais jamais voir un show de Tagaq, et ce, même si on me payait. Ça m'a trop dérangé.
Un des nombreux il faut le voir pour le comprendre.


WWW.TANYATAGAQ.COM

vendredi 9 mai 2008

Le nord explose!


Attention mesdames-é-méssieurs
Dans 1 instant, ça va commencer!

Dumas présente son show solo à Yellowknife.
Petite ville isolée au nord du Canada. 20 000 habitants.
Plus ou moins 1000 francophones dont au moins près de la moitié a pas l'âge d'aller dans les bars.
Le show est gratuit. Dans une ville anglophone.
C'est un défi.

"Vous z'avez des demandes spéciales?"
"LINOLÉUM!"
J'ai eu ma toune.

BRAVO!!!
Dumas a levé la barre assez haute en ce qui attrait à la qualité des shows francophones
qu'on a eu ici à Yellowknife jusqu'à maintenant.

Le bar était plein à craquer, pis le monde chantaient, même si la moitié parlait pas trop français.
Faut dire que ça aurait été assez difficile de lui résister.

Belle fresque

Janie au violon.

Ça me prend pas mal de bières avant de me mettre à faire la chansonnière en public.
Ça vous donne une idée de comment je devais parler fort ce soir là...
C'était pas façile au boulot le landemain.
Petit jam entres-amis dans le woodyard.
Dumas nous a bien accompagné en nous offrant quelques tounes de Vallières, Leloup et Cayouche.
Assis entre lui et Rudy, j'me trouvais bien comblée.
Deux guitares, deux beaux gars.
J'tappais des mains.